Le Blog Dalloz s’intéresse aux grandes affaires des siècles passés, au cours desquelles intervenaient souvent les noms les plus célèbres du Palais, avocats comme magistrats, parmi bien d’autres : Dupin, Berryer, Chaix d’Est Ange, Favre, mais également Claude Érard, Loyseau ou plus récemment Maurice Garçon, Jacques Isorni et Henri Torrès. Tous ont contribué à façonner l’histoire judiciaire française.
Pour cette série, les textes écrits et prononcés à l’occasion de ces affaires seront notre porte d’entrée : plaidoiries, bien sûr, mais aussi réquisitoires et conclusions. Constituant souvent de grands moments d’éloquence et de rhétorique, fourmillant de références érudites, ces textes volontiers engagés sont le meilleur moyen pour expliquer une affaire, saisir une atmosphère, comprendre un débat, et surtout favoriser une meilleure connaissance de notre milieu judiciaire.
« Le premier vol de l’Aigle ». Si l’expression du procureur général Dupin a su marquer l’Histoire, elle ne saurait cette fois concerner les duels (V. le premier billet de cette série, par Thibault de Ravel d’Esclapon), mais tend à désigner l’une des premières décisions politiques prises par le futur Napoléon III au lendemain de son coup d’Etat.
Janvier 1852 : Louis-Napoléon Bonaparte a désormais définitivement échangé son trop éphémère titre de Président de la République française en faveur de celui de Prince-président, légitimé par un plébiscite des 20 et 21 décembre 1851. Doté des pleins pouvoirs, il légifère seul par le biais de décrets ayant force de loi. Lire la suite …
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